Le texte ci-dessous retrace de façon général le parcours du groupe Rochambeau.

A VENIR : un listing détaillé de leurs péripéties de l'Afrique, en passant par l'Angleterre, la France,...

 

 

C'est Madame Florence Conrad, une américaine de Chicago d'une soixantaine d'années, qui est à l'origine de la création de ce groupe d’une quarantaine d’ambulancières.
Elle était infirmière en France lors de la Grande Guerre. C'est lors de ce séjour qu'elle a eu un « coup de foudre » pour la France ; puis elle a participé à de nombreuses évacuations au début du Second conflit mondial. C'est ainsi qu'en 1941 aux Etats-Unis, elle décide, grâce à l’aide de nombreuses femmes américaines de collecter de l'argent afin d'acheter des ambulances Dodge WC54 (19 au total).

 

 

En Amérique, elle engage 15 jeunes volontaires Françaises désireuses de partir de participer à la libération de l’Europe et de la France- comme Jacquotte Fournier. Elle engage à ses côtés pour l’épauler Madame Suzanne Torrès (qui deviendra par la suite Madame Massu) ; son nom de famille lui vaudra d’ailleurs le surnom de « Toto » ! Les futures ambulancières et leurs véhicules stationnèrent au camp américain Patrick-Henry (en Virginie).

 

 

Elles embarquèrent sur le bateau « Le Pasteur » en direction de l’Afrique du Nord  (et plus précisément Casablanca). Cependant personne n’attend ces quelques femmes à l’arrivée. Le Commandant Florence Conrad sait qu’un certain Général Leclerc était en train de créer une Division Blindée Française. Elle part donc à Alger où elle rencontre le général Koening qui va l’aider à rentrer en contact avec le Général Leclerc. Elle propose 19 ambulances totalement neuves ainsi que de jeunes volontaires féminines désireuses de rejoindre la 2e DB. Toutefois, le Général n'était pas tout à fait de cette avis, il voulait bien les ambulances mais pas les jeunes filles de 20 ans ! Devant l'insistance de Mme Conrad et ne voulant pas laisser échapper ces 19 véhicules, il accepta mais uniquement jusqu'à Paris. Sur place, Florence Conrad engage d’autres jeunes femmes qui seront appelées « Les Marocaines » comme Mme Rosette Peschaud.

 

 

 

 

Le groupe  a été immédiatement versé au sein de la 1er Compagnie du 13e Bataillon Médicale dans le Groupement Tactique Warabio, sous le nom de Groupe Rochambeau en hommage au Comte Rochambeau venu aider les américains lors de la Guerre d'Indépendance. Les soldats de la Divisions les surnommèrent dès le premier jour " nos Rocham-belles " !

 

 

Les " critères de sélections " pour intégrer le groupe étaient les suivants :
- être plutôt jeunes !
- savoir conduire
-être débrouillarde pour se sortir de toutes les situations possibles et inimaginables

 

 

 

 

 

D’autre part, les infirmières diplômées étaient également accueillies à bras ouverts ! La 2e DB a été créée en Afrique du Nord, c'est pour cela qu'elles furent cantonnées à Rabat, dans La Péniche sur le Bou Regreg, où elles étaient quelque peu entassées dans pièces humides avec des lits superposés; elles connurent pour la première fois la dure vie d'un camp militaire. C'est avec leur 19 Dodge qu'elles purent apprendre à mettre les mains dans le cambouis, à prodiguer des soins…

Les Rochambelles passèrent par la suite 15 jours à Mers-el-Kébir avant d’embarquer sur le « Cap Town Castel » afin de rejoindre l’Angleterre.

 

Ensuite, elles s’installèrent à Cottingham dans une demeure dénommé « Tudor House ».
Elles quittèrent l’Angleterre en convoi après avoir stationné dans le camp américain D10. Et le 31 juillet 1944, les Rochambelles prirent un LST (le « Philipp Thomas ») pour débarquer enfin sur Utah Beach, en Normandie avec bien évidement leurs belles ambulances bien propres !


 

 

 

 

Leur mission était d'évacuer les blessés de la zone de combat et de les transporter jusqu'au poste de triage traitement (10-20 km du front). Toujours par équipe de deux, après avoir établis un rapide diagnostic concernant le blessé, elles prodiguent les premiers soins (si un médecin ne les avait pas faits) puis elles le transportent dans l’ambulance. C’est la première fois que des femmes se retrouvent sous le tir de balles ennemies, en première position.
Cependant, il arrive que les Rochambelles elles-mêmes soient blessées. En effet, Polly fut blessée à la suite d’un bombardement le 6 Août 1944 (à Ducey). Il est même arrivé  que l’on perde la trace de certaine Rochambelle. C’est le cas de Micheline Garnier (voir « Mystérieuse Disparition »).

 

 

Lors de la libération de Paris, en août 1944, elles furent cantonnées au square de Notre-Dame ainsi qu'à Bagatelle. Mme Florence Conrad décide alors de laisser officiellement la place à Suzanne Torrès afin de s'occuper des blessés de la Division au Val de Grâce. En effet, dès la Normandie Madame Suzanne Torrès avait pris les commandes du groupe.

L'aventure de ces femmes continue ensuite jusqu'au Nid d'Aigle en passant par la libération de Strasbourg. A l'arrivée dans Strasbourg, une ambulance fut détruite sans dommage pour l'équipage, mais à Berchtesgaden, Léonora Lindsay fut victime d'un accident et mortellement blessé …

 

 

 

 

 

 

On peut constater malgré tout que même en tant de guerre, elles restent très coquettes ! Des femmes sous l'uniforme, cela attire toujours, lors de leur séjour à Rabat sur la Péniche, la première fois qu'elles prirent une douche des yeux baladeurs sont venus faire leur apparition dans la toile des tentes dressées à cet effet, créant une panique générale, mais leur "mère-poule" Mme Conrad fit en sorte que cela ne se reproduise plus !

 

 

L'insigne des ambulancières représente sur un fond bleu un Dodge WC54 sous les bombardements accompagné d'un drapeau français et d'une croix rouge.
On remarque nettement la croix de lorraine qui coupe le nom " ROCHAMBEAU" en bas.

Il a été dessiné par le père d’Hélène Langé à la fin de la guerre. Il est donc porté principalement en Indochine et uniquement sur le béret noir

 

 

 

 

Don de Madame Marie-Thérèse Tarkoy.
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